Portraits d'Artisans | Niger | Art-Culture-Histoire

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NIGER

Le Niger « Sons et couleurs du désert »

 

Le Niger s’étend sur plus d’un million de kilomètres carrés. Le pays est enclavé. Il partage plus de huit cents kilomètres de frontière avec le Mali à l’ouest, près de mille avec l’Algérie au nord, trois cent cinquante avec la Libye au nord-est, près de mille deux cents avec le Tchad à l’est, mille cinq cents avec le Nigéria au sud, plus de deux cent cinquante avec le Bénin et plus de six cents avec le Burkina Faso au sud-ouest.

 

La majorité du territoire est située dans les zones arides et semi-arides que sont le Sahara et le Sahel. Les régions méridionales, dans la vallée du fleuve Niger et à la frontière avec le Nigéria, bénéficient d’un climat plus humide.

 

Depuis des millénaires, le Niger a été le lieu d'invasions et d'établissements de royaumes. Les premiers habitants du Niger se sont installés dans le nord, dans le désert du Ténéré et les montagnes de l'Aïr qui, contrairement à maintenant, avaient des réserves d'eau suffisantes.

 

Placé au point de rencontre des mondes nomades et sédentaires, le Niger fut un important carrefour commercial pour les caravanes qui transportaient esclaves, sel, or, Ivoire, noix de cola, tissus, cauris et peaux de bêtes.

 

Les puissants empires du Mali, du Kanem puis du Bornou se disputaient le contrôle des routes commerciales sahariennes, ainsi le Niger fut-il longtemps le théâtre de nombreuses batailles restées célèbres dans l'histoire des royaumes africains.

 

Mosaïque de peuples, le Niger offre beaucoup de variantes dans son artisanat. On trouve principalement des réalisations en cuir de chèvre, zébu ou chameau. Les Nigériens ont acquis depuis des siècles une maîtrise inégalée depuis le tannage jusqu'aux finitions les plus raffinées.

 

L’autre domaine dans lequel les artisans d’art Nigériens font preuve d’un savoir-faire d’excellence est le travail des métaux. La fameuse croix d’Agadez (teneghelt tan Agadez, celle qui est coulée dans un moule) est devenue l’emblème des forgerons et bijoutiers Touaregs et plus largement du pays puisque l’on trouve partout cette croix symbole d’union nationale.

 

 

 Sahel,

 

Cordon de terre du centre de l'Afrique

Toi qui m'as reçu dans ton nid, emmailloté,  

Et caressé par un bout de ton feuillage,

Je t'ai vu décrépir de tes fleurs

Et l'amour s'éteindre en bourgeon.

Impuissant, je t'ai pleuré.

Jadis vert,

Le vent issu des naseaux du désert

Fait sécher les feuilles et flétrir les herbes.

Ta peau pelée porte encore quelques arbres rabougris

Témoins de ta gloire d'antan.

Une paysanne aux pieds nus,

Accablée de marche et de fardeau,

Se repose sous le maigre ombrage

De tes timides piquants.

Ton sol dépecé se coiffe par endroits

De touffes et d'arbustes chétifs.

Triste sort que le tien !

L’œil perçoit sans peine l'horizon

Et l'iris pétille sous la lueur du soleil,

Impitoyable et dévastateur conquérant.

Point de troupeaux qui rentrent le soir,

Point d'oiseaux berçant le réveil au matin.

Le destin t'a rendu mortuaire,

L'hirondelle passe ses vacances ailleurs.

Des aigrettes ayant perdu leurs maîtresses

S'envolent par rangées d'angles obtus

Et, par un incessant battement d'ailes,

Du haut du ciel, t'envoient leur dernier adieu.

Seul un oisillon s'arrête de fatigue

Pour prendre refuge au poitrail d'un cadavre,

En rappelant du cortège, par des chants plaintifs,

Sa mère pèlerine.

Que ne vois-je encore ?

Des femmes à dos d'ânes,

Avec des rejetons à leurs dos

Et des marmots au-devant comme des mères-kangourous,

Emportant leurs plus utiles appareillages,

Abandonner le sol natal pour une aventure.

Ces messagères de ta cruelle calamité

Nous viennent crier secours au logis.

Le berger, ayant son bâton pour toute fortune

Se mêle désespérément dans la course.

Que n'as-tu d'horrible, ingrate créature ?

Partout ce sont monceaux d'os blanchis

Et cadavres frais, dont les vautours

A cœur joie foncent sur leurs proies.

La misère se sème partout,

Terrifiante image d'un tout,

Est-ce là le fruit d'une dévotion altière ?

Est-ce là le châtiment d'un crime souterrain ?

Mais le ciel clément,

Le Saint-Siège du Tout-Puissant

D'où les étoiles t'apportent quelque lumière,

Par sa miséricorde divine

Et la grâce aux innocents,

T'asperge dru de son eau bénite,

Ensemble, ta gaieté et ton velours.

Déjà, des enfants au torse nu gambadent ;

Une vieille à la peau plissée, me sourit au passage.

Des femmes criaillent aux besognes

Assistées de leurs filles aux seins découverts ;

Et les hommes, quant à eux, vont et viennent

Comme pour remettre de l'ordre

Dans les reliques retrouvées ;

La vie enfin renaît sur toute ton étendue.

Les arbres et les guis s'embrassent fièrement ;

Des fleurs se bercent à la surface d'un marécage

Au bord duquel des roseaux dansent allégrement ;

Des oiseaux s'envolent en froufroutant.

Le papillon d'un bout à l'autre,

Porte inlassablement la nouvelle « Tout renaît, tout resplendit »

Ô ! Sahel ! Je t'aime encore, et d'avantage.

 

Albert Issa / Adamou Idé

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