Portraits d'Artisans | Burkina Faso

BURKINA FASO.

Humanity PariS
Art-Culture-Histoire | Burkina Faso
CRÉATEURS DE PRODUITS ARTISANAUX HAUT DE GAMME

Rencontre avec un artiste haut en couleur, Seydou Cissé.

 

Dans son atelier boutique installé dans une petite rue de Bobo Dioulasso, au Burkina Faso, Seydou Cissé crée et fabrique des bijoux à la main, mais pas seulement ! Rencontre avec un artiste haut en couleur.

 

Trouver le lieu, son lieu, n’est pas si simple. Seydou a installé son univers au sein d’un local, creusé de création, dans une rue de Bobo Dioulasso. Cette ville, sa ville, est à l’image de l’artiste, « Je m’inspire d’un coup de cœur ! J’ai du mal à créer à vide, tout ici à une odeur, du goût, une douce force enveloppante… ». Il est sublime et rieur.

 

Seydou inspire immédiatement confiance, il sait parler de ses créations et détaillera avec passion chacune de ses pièces. Il alterne son travail, passant des bijoux à la sculpture à la réalisation de toiles parsemées de perles minuscules et colorées. Il y a du vivant, de l’âme dans les créations de l’artiste dont l’exigence n’a d’égale que le talent. On aime sa liberté et c’est un privilège que de compter Seydou parmi les artistes se fédérant au projet Humanity Paris. 

En 1990, j’ai décidé, avec l’accord de mon aîné devenu mon maître, d’entreprendre. J’ai ainsi ouvert mon entreprise, dans le secteur informel, qui est composé d’un atelier et d’une boutique de vente. L’atelier est situé à mon domicile, et la boutique au Grand marché de Ouagadougou, la capitale. Depuis le début de cette aventure, j’ai embauché et appris mon métier à une dizaine de personne. En 2010, une association m’a confié la formation de trois jeunes. Je leur ai appris la confection de collier durant quatre ans.

Certes, le métier paie de moins en moins, mais il est ma principale ressource pour prendre soin de ma famille.

 

Sani Mohamed Tapsoba

Parcours d’un artisan, vision d’un burkindi.

 

Sani Mohamed Tapsoba est né le 23 mai 1978 à Ouagadougou. Il est marié et l’heureux père de deux enfants, Abdoul Razak et Moazou.

 

Sani : « Je peux dire que je suis un autodidacte. Je n’ai pas fréquenté l’école française mais j’ai appris à m’exprimer dans cette langue au contact de l’autre, grâce à mes voyages en Côte d’Ivoire, au Mali, au Togo, au Niger, au Ghana, au Bénin etc... Toute occasion, présence d’amis, de clients, est saisie pour parler cette langue que j’apprécie beaucoup. Je n’écris pas, mais mon nom je le sais ».

 

« J’exerce le métier d’artisan d’art depuis l’âge de quinze ans. Mon histoire commence avec mon frère aîné. Il était submergé de commande et m’a proposé de travailler avec lui. C’est ainsi que j’ai débuté mon apprentissage. Aujourd’hui je suis heureux de travailler à mon propre compte ».

 

« L’apprentissage à commencer par la théorie, c’est-à-dire la connaissance des noms des matières premières, leurs origines et leurs utilisations dans le métier en matière de transformation et fabrication. Il y a tellement de choses à prendre en compte dans la réalisation d’une œuvre ! ».

 

« Certes, le métier est difficile, mais il est ma principale ressource pour prendre soin de ma famille et pour rien au monde je ne changerais de vie car vivre de sa passion est un privilège rare ».

 

« C’est seulement après que je suis passé à la confection suivant les commandes qui nous parvenaient : nom ou photo. Je me souviens, ma première création a été un collier en terre cuite que j’ai confectionné à l’âge de 16 ans. Pendant les deux années qui ont suivi, j’ai donc travaillé à maîtriser mon travail en produisant des boucles d’oreilles, bracelets, portes clés pour approvisionner la boutique de mon frère aîné ».

 

« A l’âge de 18 ans, il a entrepris avec moi le tour de l’Afrique occidentale, un voyage passionnant dont je ne garde que d’excellents souvenirs, à la recherche de marché pour nos produits et de matières premières pour des confections exotiques à notre retour. Nous avons ainsi été à Bamako, à Abidjan, à Koumassi, Accra (Ghana), à Lomé, Cotonou et Niamey. Mon plus beau souvenir a été notre séjour au Ghana pendant cinq jours tant il était empli de défis. Arrivé vers 22h par car, nous avons travaillé toute la nuit pour fabriquer des objets d’art avec les matières acquises en Côte d’Ivoire. Il s’agissait, je m’en rappelle encore, de bois, de bambou, de perle mille fleuri, de médailles en bronze – qui est différent de celui du Ghana, collier or baoulé etc. En fait, pour nos voyages, on allait avec des produits du Burkina Faso que nous vendions au prochain pays (Mali), avec cette recette nous achetons des matériaux utilisés pour confectionner de nouveaux objets d’art que nous allons ensuite vendre en Côte d’Ivoire etc...».

 

« La préservation de la nature fait partie de mon travail car c’est bien la nature qui m’offre ce dont j’ai besoin pour mon travail, qu’il s’agisse de coquillages ramenés par les vagues ou du bambou de la forêt. Ce sont des manières pour moi de « redonner vie à ce qui est mort » pour que tout soit vie. Ma plus belle impression a été de voir en effet des montagnes d’eau qui se font et se défont. La deuxième belle chose qui m’a été donné de voir est le fleuve Niger qui nous donne la terre cuite. Ce produit est exceptionnel, il permet de faire des colliers qui résistent à l’eau. Ce n’est pas la même chose que nous avons au Burkina car ici pour l’obtenir il faut « brûler » l’argile. Le fleuve Niger m’est apparu telle une eau huilée qui ne se mélange pas à une eau plus claire qui la côtoie ».

Zakaria Kologo artiste modeleur, fondeur et patineur sur bronze.

 

Zakaria Kologo est né le 09 juin 1986 à Ouagadougou, Burkina Faso, dans une famille d’agriculteurs.

Par manque de moyen il arrêta ses études très tôt sans pour autant perdre de vu la passion pour l’art qui l’animait depuis sa tendre enfance.

C’est donc très jeune que Zakaria fut sensibilisé à l’art des sculpteurs et bronziers si représentatifs de l’âme artistique de Ouagadougou.

Son apprentissage (modelage, sculpture, fonte à cire perdue, patine) s’effectua auprès de son formateur, l’artiste burkinabé Balma, qui l’accueillit plusieurs années.

Zakaria s’affirme aujourd’hui par des créations audacieuses et originales. S'émancipant de l'héritage traditionnel, associant technique ancestrale et inspiration contemporaine, les œuvres de Zakaria traduisent l'affirmation d'une identité artistique forte à travers des recherches abouties, créant une interaction entre échanges avec l’autre et réflexion sur la Vie.

Ce choix d’existence n’est pas le plus facile pour assurer le quotidien, mais par cette passion Zakaria a su trouver le moyen de son épanouissement personnel.

 

Zakaria Kologo pour Humanity Paris.

 

PARTICIPATION

 

- Participe tous les deux ans au Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO)

- Participe chaque année à la réalisation des trophées du Kundé d’or de Ouagadougou

- Participe aux concours du Centre National des Arts (CNA) de Ouagadougou

- Participe régulièrement à des expositions au centre des métiers des arts

 

2010 : Exposition  à la mairie du pont du château (Auvergne/France) avec l’association Equit’art

2010 : Exposition  à la mairie de la roche blanche (Auvergne/France) avec l’association Equit’art

2010 : Animation d’un stage de modelage et fonte à cire perdue à Clermont Ferrand (Auvergne/France)

2012 : Participe à la Foire Internationale de Dakar (FIDAK)

2013 : Participe à la Foire Internationale du Ghana (TRADE FAIR)

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